Comprendre pour Guérir
Ce n'est pas un manque de volonté, c'est de la biologie. Plongez dans les mécanismes inconscients de votre cerveau pour arrêter de subir.
L'intention commence par la clarté. Vous ne pouvez pas faire des choix conscients si vous ne savez pas ce que vous voulez.
Les 3 verrous biologiques de l'addiction
La pornographie sur internet est ultra-addictive. Elle combine deux forces face auxquelles votre cerveau est désarmé : la sexualité et la nouveauté illimitée.
1. La dopamine
La dopamine est le carburant de la motivation pour la survie (manger, se reproduire). Avec la pornographie, ce circuit est piraté pour des gratifications instantanées et surstimulantes.
2. L'effet Coolidge
Votre cerveau est programmé pour chercher la diversité génétique. Le porno hacke cet instinct. Vous ne cherchez pas le "film parfait", vous cherchez juste du "nouveau" et il en veut toujours plus.
3. DeltaFosB
À force de consommer, une protéine (DeltaFosB) s'accumule dans vos neurones et bloque le circuit en "mode recherche". La volonté seule ne suffit plus, car le matériel même de votre cerveau a changé. Vous êtes tombé dans le piège.
Le signal
Stress, ennui ou anxiété activent le besoin de soulagement. Votre cerveau interprète ces émotions comme une douleur physique. Il réclame son anesthésiant habituel pour y mettre fin.
La récompense
Dès le passage à l'acte, le cerveau reçoit une dose massive et artificielle de dopamine. Il est apaisé instantanément. Il enregistre : « Action = Soulagement ».
La Désensibilisation
Pour se protéger de cet afflux toxique, le cerveau réduit ses récepteurs. Résultat : votre niveau de bonheur de base chute. Il vous faudra bientôt une dose plus forte juste pour vous sentir normal.
Ce n'est pas vous,
c'est votre cerveau.
L'addiction n'est pas une faille morale, c'est un apprentissage maladroit. Votre cerveau tente simplement de gérer ses émotions. Pour éteindre une douleur (stress, solitude), il a trouvé un anesthésiant rapide : la pornographie.
La surconsommation a des effets physiques réels. Non seulement elle réduit la sensibilité de vos capteurs à la dopamine, mais elle atrophie votre matière grise. Plus grave encore : la connexion entre votre Cortex Préfrontal (la raison) et vos émotions est affaiblie. Vous savez que vous devez arrêter, mais l'information n'arrive plus au centre de commande.
La bonne nouvelle ?
Le cerveau se rétablit à n'importe quel âge...
Ce qui a été appris peut être désappris. La neuroplasticité fonctionne dans les deux sens. En comprenant les mécanismes de fonctionnement de la pornographie et du cerveau, vous pouvez entamer une reconstruction douce.
C'est le fondement de ma méthode